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L'ambroisie est une plante colonisatrice qui se développe sur tous les terrains où elle ne rencontre pas de concurrence trop vive. Tous les milieux perturbés par l'homme, soit pour des raisons d'aménagement, soit pour des raisons agricoles, sont favorables à sa germination et son développement.
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Du fait des travaux superficiels du sol nécessité par les techniques culturales, le milieu agricole constitue un terrain de prédilection pour l'ambroisie et lui offre de très vastes surfaces.
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De plus, l'ambroisie est souvent cachée au sein des cultures, ce qui peut inciter à relacher la vigilance. C'est seulement après la récolte que l'on constate l'étendue de l'invasion dans les céréales notamment.
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Le fait que les pieds soient sectionnés par les barres de coupes des moissonneuses ne fait qu'augmenter les dégâts : les pieds d'ambroisie produisent de nombreuses tiges secondaires capables de fleurir au mois d'août.
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Enfin, dans certaines cultures, le désherbage chimique pratiqué habituellement est inefficace contre l'ambroisie. C'est en particulier le cas du tournesol qui appartient à la même famille botanique que l'ambroisie (Composées).
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Les terrains incultes, qui bordent souvent les zones commerciales, sont propices à l'installation de l'ambroisie tant que le couvert végétal reste clairsemé. Souvent constitués de terre rapportée, susceptible de contenir des graines d'ambroisie, ou ayant été travaillés pour en aménager la surface, ils se couvrent rapidement de très nombreux plants d'ambroisie.
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Les déblais sauvages constituent également des réserves de graines qui ne feront que s'enrichir, même si la densité des pieds d'ambroisie reste faible.
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Enfin, les terrains viabilisés, où la terre a été remuée pour l'installation des voies de circulation et des différents réseaux, qui restent en friche en attente de construction, sont également des sites privilégiés.
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Les chantiers de travaux publics et de construction génèrent de nombreux mouvements de terre, apports ou déplacements, des aplanissements qui dénudent le sol. De nombreuses zones libres restent ainsi disponibles à l'ambroisie, souvent pendant plusieurs mois, en attendant que les finitions du chantier puissent être réalisées.
Les zones de stockage des matériaux et de terre de décapage doivent être particulièrement surveillées.
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Comme pour tous les chantiers, les constructions de maisons individuelles, en lotissements ou isolées, génèrent de nombreux mouvements de terre. Il faut encourager l'aménagement rapide des jardins pour éviter le développement de l'ambroisie.
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Les bas côtés des routes, les ronds points, sont facilement envahis par l'ambroisie s'ils ne sont pas végétalisés très rapidement.
Même sur les bordures enherbées, des tontes trop rases ou le décapage de la terre à l'occasion d'accidents ou de travaux d'entretien, permettent l'installation de l'ambroisie.
Les tontes de printemps, effectuées par les services des collectivités, ne suffisent généralement pas à supprimer l'émission de pollen : l'ambroisie est capable de fleurir et de faire des graines tout en conservant une taille très courte.
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Ce sont surtout les espaces verts en cours d'aménagement qui présentent le risque d'installation de l'ambroisie. Les terres rapportées au cours des travaux constituent également un facteur d'infestation.
Pour ces espaces, il est essentiel que les terres nues ne restent pas sans protection, surtout si les travaux d'aménagement doivent s'étaler sur une longue période.
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