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La cartographie :
un nouvel outil pour suivre la progression de l'ambroisie
expérimenté par 9 communes pilotes de l'Isère
La lutte contre une espèce végétale envahissante ne peut être efficace que si lon connaît bien son adversaire : quelle est lampleur objective du phénomène (en terme de superficie infestée), est-il en progression ou en régression dune année sur lautre ?
La DDASS de lIsère, porteuse du projet et coordinatrice de laction entreprise par 9 communes pilotes, a confié le soin à un bureau détude de concevoir et de mettre au point les méthodes et les outils nécessaires à cette connaissance.
Associant ses compétences agronomiques et informatiques, le bureau détudes a proposé de cartographier la plante sur les 9 communes concernées (150 km_) en utilisant un SIG (Système dInformation Géographique) :
au bureau, implanté sur une station de travail « banale », le SIG permet le recueil des données observées, leur stockage dans une base de données géographique, préalablement organisée, et leur traitement en vue de produire et de diffuser les résultats bruts ou élaborés (analyses thématiques, par exemple),
sur le terrain, le recueil des observations a été effectué de 2 manières :
- dune part, à partir de cartes et de fiches préparées à cet effet, emportées et renseignées par les observateurs à chaque observation. De retour au bureau, les données ainsi recueillies ont été recopiées avec soin dans le SIG.
- dautre part, à laide dun module du SIG, embarqué sur un ordinateur de poche de type PDA, lui-même couplé à un récepteur GPS. Cet appareil a ainsi permis, par une utilisation simple, le recueil des données de lobservation. De retour au bureau, les données recueillies sur ce « terminal de saisie » autonome ont été transférées, sans aucune reprise « manuelle », dans le SIG implanté sur la station de travail.

Les données caractérisant chaque observation sont de 2 ordres :
les données géographiques déterminent la forme et la position sur la carte
les données « tabulaires » (données chiffrées caractérisant lobservation effectuée).
Les tâches ainsi accomplies ont permis de :
concevoir la méthode : prévoir lutilisation de loutil SIG, structurer la base de données associée, produire la « fiche terrain » pour le recueil des données,
développer le programme informatique implanté sur le PDA permettant lobservation des données sur le terrain, et, de retour au bureau, leur intégration directe dans le SIG,
paramétrer le SIG : définir et intégrer les éléments de base qui ont servi au recueil des données et à la production des résultats : orthophotoplans (photos aériennes géoréférencées) et plans cadastraux numérisés,
former les intervenants, bénévoles chargés par les communes de parcourir le terrain, deffectuer et transcrire leurs observations.

Résultats :
Quel que soit le mode de saisie sur le terrain (fiches papier ou PDA), les résultats ont été dune remarquable précision et ont permis détablir une première visualisation, sous forme de cartes thématiques, de lampleur de linvasion dans les communes participantes. Toutes les informations contenues dans la base de données sont exploitables ultérieurement (on parlera d « export » de données) par tous les outils informatiques (tableurs, autres SIG, ...).


Le savoir-faire et les outils développés permettent désormais détendre la mission :
en élargissant le travail à de nouvelles communes qui le souhaiteraient,
en actualisant chaque année les observations afin de mesurer effectivement la progression ou la régression de linfestation. Nest-ce pas un bon moyen, entre autres, dévaluer lefficacité des méthodes de lutte ?
Lutilisation de tels outils, certes sophistiqués mais dun usage très aisé sur le terrain, va bénéficier des développements technologiques en cours, permettant notamment laccès aux données, par le web, à tout utilisateur disposant dun simple navigateur Internet :
soit pour la saisie de données,
soit pour le partage des données et la diffusion des résultats.
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